juin

07

2009

inda jungle!

« Vous êtes tous des animaux! » dixit MR OIZO en introduction à son set  hier soir à la rotonde : le contexte est posé.

Clameur d’une foule enjouée qui répond par un « hhhhwwwouais! » Bousculade devant le dj, on prend des photos de l’oiseau rare. C’est que Monsieur est une sommité dans le milieu, mais moi je connais pas. En fait, je retiens jamais les noms des dj’s. Je danse juste.  Je suis amoureux de la musique et non des zicos. Suis musicien moi-même mais jamais ne me suis senti l’âme d’un critique musical. Alors plutôt que de vous faire une analyse pseudo-journalistique, j’opte pour un mini récit d’impressions zoologiques.

Il est passé quatorze heure du mat et dans ma tête de hibou j’entends encore hululer les basses d’une nuit passée dans la jungle. Un safari qui débute sur les coups de minuit au Phare avec Luluxpo et de nombreux martins-pêcheurs qui dansent sous des éléphants roses suspendus dans les airs. Le couple de dj’s: lui, serpentaire stoïque,  elle,  grue à houppette rose (effectuant, les ailes déployées, une parade nuptiale continue); fait bouger les cygnes et autres canards clubbers du bord du lac. Next, je passe par le QG des fouines – l’espace presse – pour recevoir un pass pour le vivarium, situé de l’autre côté du fleuve 1er Mars, dans les Marais Anglais. Où l’Oizo, sage ours mal léché, distille un son brutal à coups de remixs de Daftpunk et de AC/DC. Et les canards clubbers s’abreuvent de ce cocktail musical enivrant, à l’image de Clémence, martre dansante, qui pense que c’est « une bonne rythmique ». Ou alors il y a les plus mitigés, comme ShebY, pote apache coiffé de congres, qui n’est pas monstre emballé, mais qui me conseille fortement d’écouter le premier opus de l’Oizo, datant de l’époque où il avait encore toutes ses plumes. D’une manière plus générale, l’ambiance est plutôt tropicale au vivarium de la Rotonde. De nombreux lézards dansent autour du gecko que je suis et qui préfère, lui,  s’installer confortablement au plafond et chauffer son sang à la lueur des projections du show de la bête. Quatre heures sonne, les dernières chouettes enivrés sont balayées par des saint-bernards décidés et sous le signe de la chauve-souris, je longe les marais et aboutis au fond d’une grotte où des libellules volètent, des serpents sifflent et un caméléon fait partir ses yeux dans tous les sens. Dans le couloir à l’entrée, un phacochère combatif charge tout droit sur moi. Mais voilà que la volaille débarque et met fin aux clameurs de la faune. A la sortie de la fosse, mon ami Choubaka et moi assistons encore aux tentatives d’accouplement vaines d’un pitbull bagarreur et d’un bonobo patient.

Je suis complètement d’accord avec toi l’Oizo.

Share

Laisser un commentaire

Partenaires

  • BCN
  • Swisscom