juin
06
2009
À prétention pseudo-scientifique, cet article vise à décrire de manière mais complètement arbitraire des catégories de publics observées ça et là sur le site de Festi’neuch.
1. Les absents qui sont là

Les lignes qui suivent sont dédiées à toutEs celles et ceux qui sortent de la musique pendant le concert. À peine entré sur le site, l’important n’est pas le programme des concerts que l’on scrute régulièrement avant chaque fin de gig, mais bien tout le reste. C’est de cela qu’il s’agit.
Consulter la suite pour mieux zapper.
« - T’es où ? »
« - Ouais. On se retrouve au troisième pilier à gauche »
Plus le temps d’apprécier, ‘faut tout survoler. Un coup d’œil à gauche, un pied sous le chapiteau. Pour s’abriter de la pluie qu’on n’avait pas invitée. Pour boire une bière et voir qui c’est qui joue avant Raphaël. Tiens, un rastaman , c’est pas Bob Marley ? Bon, allons manger une saucisse.
« - Ah ouais, t’étais en V.I.P. hier soir ? »
« - Ouais, trop bon, trop déchiré »
Trop cool. Tout zapper. Pas le temps de se poser. De regarder et d’écouter. Voire même de danser. Parfois l’impression que le band se retrouve tout seul sur la Grande Scène face à une foule dispersée.
Un téléphone sonne. Le voisin d’à côté qui dansait jusqu’à présent se barre inopinément. Triste réalité actuelle des publics de festival.
2. Les fans

La photographie le prouve: il en existe encore. C’est marrant, mais en comparaison avec la première catégorie, celle-ci semble presque retro voire ringarde. Non, il ne s’agit pas d’un concert de Jean-Jacques Goldman à Bercy en 1987, mais bien d’admiratrices ostentatoires de Sebastian Sturm. One love.
3. Les V.I.P

Eh oui, ils sont là les fans de celui dont Junior Tshaka et Didier Awadi feraient mieux de se méfier. De qui s’agit-il? Mais évidemment de Roger Federer, qui entamera sa finale vers 15h, mais qui risque de ne pas forcément pouvoir la terminer avant le début du projet « Le monde est un grand village » ce dimanche après-midi.
4. Les cygnes et les p’tits nenfants

Les cygnes constituent une catégorie à part, que l’on peut néanmoins peut-être comparer avec la première catégorie décrite ci-dessus, dans le sens où apparemment aucun d’entre eux n’en a grand chose à faire de son voisin, et qu’ils semblent tout autant individualistes que leurs congénères humains. Leur manque plus qu’un IPhone… avec lequel ils pourront écouter de la musique sur internet, pendant qu’ils n’écoutent pas les concerts d’à côté. Quant aux p’tits nenfants, eux, notre recherche n’a pas permis de déceler ce qui se passe réellement dans leurs p’tites têtes. Leur spontanéité et leur fraîcheur détonne en effet beaucoup d’avec les catégories précédemment décrites.
En guise de conclusion, nous n’omettrons pas de souligner les limites de notre étude, ce qui revient tout simplement à décrire le contexte de production de ces données pseudo-ethnographiques. Sinon, on espère vous avoir fait un poil rigoler. C’est samedi soir, il est 22h28, et il est temps d’aller écouter Raphaël. Youpi.
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Commentaires
Rien a dire c’est tellement juste.
Moi même je m’en suis trop amusé….
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