avr
08
2009
Rien ne vaut la vie. L’astronaute est descendu sur un amandier en hiver, avant de plonger à la fin du printemps dans le lac de Neuch’ pour en ressortir tout mouillé nous raconter les choses premières.
Il a pour bagages des mots de la langue française et une guitare sèche. Qu’est-ce qui distingue ce troubadour de tous les autres réapparaissant les beaux jours dans les villes et les jardins pour y venir conter fleurette ou chanter leur dégoût existentiel ?
Il a l’air tout gentil, discret et poli. Des yeux malicieux quand il parle, puis un regard qui part on ne sait où quand il chante. C’est le genre de gars qui trouve les mots pour décrire ces instants insaisissables de notre quotidien, le bon pote que l’on aimerait inviter chez soi les soirs de spleen.
Il a l’air de rien Marc Aymon. Il pourrait arriver sur scène sans faire de bruit. Puis, tout en douceur, gratter quelques accords et entamer une chanson.
Il y a beaucoup de tendresse dans l’univers du jeune valaisan. De l’espoir aussi.
Un mec tout fin, peut-être timide, qui a le culot de chanter ses poèmes devant un public.
Plus que du talent, il a cette qualité rare de mêler à sa modestie une douce impertinence couplée à des textes pertinents. C’est bien plus efficace que n’importe quel autre manifeste révolutionnaire exhortant les foules à voter pour le parti des oiseaux.
Il dit n’avoir aucun complexe à aller au bout de ses envies, et avoue aussi avoir peur de passer à côté de sa vie. Comme on le comprend.
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