mai
30
2008
Festi’Neuch est au bord du lac. Le Lac… C’est bête à dire. Tellement évident. Mais entre les différentes scènes et le chapiteau, on en aurait presque oublié l’eau. Si Lamartine s’en mêlait, un brin de romantisme face aux profondeurs subaquatiques, on en oublierait la zique, l’ambiance, le public. Et pourtant… On pourrait y être sans y être. Juste profiter du plaisir du lac. Pour les penseurs solitaires, les méditatifs, Festi’Neuch a pensé à tout. Une plage… Presque la mer. Quoi de plus tendre que la mer… Quatre chaises longues noires, sobrement allongées. Baptisée « Zone de calme« , le lieu-dit a quelque chose de vaguement surréaliste. En effet, le calme n’y est que… passager.
mai
30
2008
En arrivant sur le site on ne peut pas le rater. Sa spécialité c’est les brochettes et les tranches de viande façon nigérianne! Coiffé d’un chapeau digne d’une relique du musée d’ethnographie, il agite son paravent pour cuire au mieux sa nourriture terrestre. La nourriture spirituelle, elle, passe par les haut-parleurs. Ne reste plus qu’à ce nouveau marabout et à ses hommes-médeçines de faire aussi leurs incantations pour nous éviter des coups d’orages comme celui de tout à l’heure.
Allez je vais goûter!
mai
30
2008
Comme beaucoup de bénévoles, j’ai passé ma journée à travailler. Pour mon vrai boulot, je veux dire. Et comme un peu moins de bénévoles, je viens de Lausanne. Oui, je sais.
Alors quand à la fin d’une belle journée ensoleillée, le ciel s’est méchamment couvert, genre vers 16h, je me suis dit m*rde. Et quand le premier coup de tonnerre a retenti, je me suis dit re-m*rde. Et puis la pluie a commencé à tomber. « Re-re-m*rde ! »
mai
30
2008
Après la pluie, l’accalmie. En apparence du moins. Sous le chapiteau en tout cas. On ne les attendait pas. Ils sont venus quand même. Et le public, peut-être parfois un peu déçu de l’absence de The Hoosiers, a néanmoins répondu présent. On murmure même que certaines filles attendaient depuis le début de l’après-midi devant les grilles. Sans doute pour entendre le chanteur mythique leur murmurer des mots d’amour. Sussurer de sa musique ä bouche de tribales déclarations. Du coup, on est toutes prêtes à s’appeler Charlotte. Et à consommer « I’m a drug » sans modération. Lire l’article…
mai
30
2008
Sur la scène lacustre, les Neuchâtelois de Kera viennent de terminer leur concert enveloppés dans les volutes bleues que soufflent en continu deux générateurs de fumée placés de chaque côté de la scène. Le public est conquis. Il y a de quoi. Le son électo-rock du groupe servi par Elodie Romain et Matthieu Tharin au chant percute efficacement. Rien que du bon, même du très bon. Pas chauvin pour un sou, le programme officiel de Festi’neuch dit d’ailleurs de la formation neuchâteloise qu’elle « n’a plus rien à envier aux meilleures productions anglo-saxonnes du moment ». Et c’est vrai.
mai
30
2008
Les fortes pluies de ce début de soirée ont inondé la scène côté lac. Résultat? Le premier groupe Ska Nerfs n’a pas pu donner son concert. L’équipement son et lumières a toutefois pu être sauvé grâce à des bâches. Alors que les averses ont cessés de tomber sur Les Jeunes-Rives, une équipe s’active pour évacuer la pellicule d’eau qui recouvre encore la scène.
mai
30
2008
« C’est la fille de la mort, oh oui, c’est elle qui m’entraîne… » sous le grand chapiteau, le groupe suisse ouvre les feux, et en accoustique s’il vous plaît! Créés au milieu des années 80, les Young Gods, pionniers de la musique électronique, reviennent à des instruments plus traditionnels pour un début de concert intimiste, réunissant une cinquantaine de personnes tout au plus. La chance, pour les spectateurs, de pouvoir profiter quasi « en privé » de ce groupe mythique qui a influencé des formations comme Faith No More, The Chemical Brothers ou encore les Sonic Youth.
mai
30
2008
Bon, c’est vrai, le titre de ce post est un peu facile, mais de mémoire de Neuchâtelois, on avait rarement vu une pluie aussi drue sur les Jeunes-Rives. Les festivaliers arrivent au compte-goutte (mais pourraient-ils arriver autrement avec ces cordes qui tombent du ciel?) et se répartissent petit à petit sous les tentes. Oui,oui, toutes les scènes sont couvertes, donc pas besoin de ressortir votre vieux K-way fluo… Pensez toutefois à prendre des bottes…
mai
30
2008
Auteurs du tube «Bitter Sweet Symphony», The Verve font leur come-back après neuf ans d’absence. Ils seront à Festi’neuch pour_une unique date en Suisse.
De The Verve, on a généralement l’image d’un groupe surgi de nulle part qui, un beau jour de l’été 1997, déboula sur les ondes du monde entier avec un tube interplanétaire. Mais l’histoire est un tantinet plus compliquée.
Formé en 1989 autour du chanteur Richard Ashcroft, The Verve sort au début des années 90 deux albums largement ignorés par les radios. Il faut dire qu’à l’époque, le public est bien trop passionné par la bataille entre les «gentils» Blur et les «méchants» Oasis pour s’intéresser à un autre groupe de brit pop.
Il faudra donc attendre la sortie de «Urban Hymns» en 1997, pour que The Verve rencontrent le succès que l’on sait, avec des chansons comme «The Drugs Don’t Work», «Lucky Man» ou le célébrissime «Bitter Sweet Symphony». Néanmoins, le succès est de courte durée, puisque le groupe, inactif dès 1998, se sépare officiellement en 1999.
Au printemps 2007, The Verve décide pourtant de se reformer et enregistre dans la foulée un nouvel album, qui devrait sortir en septembre. Le public de Festi’neuch aura ainsi l’occasion de découvrir ces nouvelles chansons en avant-première.
Nicolas Heiniger
mai
30
2008
Votre dernier album, «Carbon» (sortie en magasins le 13 juin), est plus brut, plus rock, moins expérimental que le précédent, «One by One».
Effectivement. Sur «One by One», il y avait beaucoup d’invités, si bien que pour la scène, nous avions dû réarranger les morceaux pour pouvoir les jouer en formation réduite. Pour «Carbon», nous avons eu envie d’enregistrer directement un disque un peu plus «live».
Pour le concert de ce soir, dans quelle formation jouerez-vous?
Il y aura bien sûr le noyau dur du groupe, constitué de Sébastien Gostelli à la guitare, de Nicolas Pittet à la batterie et de moi-même à la bassse. Nous accueillerons également deux vocalistes, Elodie Romain et Matthieu Tharin, qui ont tous deux chanté sur «Carbon». Pour le reste, nous utilisons beaucoup de boucles et de séquences programmées sur ordinateur.
C’est la première fois que vous jouez à Festi’neuch. En tant que Neuchâtelois, quel effet cela vous fait-il?
Non seulement c’est la première fois que nous sommes à l’affiche de Festi’neuch, mais c’est également la première fois que nous jouons à Neuchâtel! Nous avons dû beaucoup travailler pour cette date, réarranger les morceaux pour pouvoir les jouer sur scène. Car avec l’élaboration de «Carbon», qui a été un long chemin semé d’embûches, nous ne nous sommes plus produit en concert depuis deux ou trois ans! Nous nous réjouissons donc de revenir à la scène.
Nicolas Heiniger
> Scène Lacustre, 18h
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