mai

31

2008

Trois questions à Goran Bregovic

Goran Brgovic (Photo SP)Que jouerez-vous demain?

Avec un chœur de 15 voix mâles, un orchestre de cordes, une fanfare, deux voix bulgares et un percussionniste et chanteur, nous jouerons aussi bien des morceaux «sérieux» que j’ai composés pour le cinéma, que des chansons bien connues. J’espère que ce sera une belle fête.
Vous aimez les cuivres militaires, un peu désaccordés…

Oui, ils me rappellent le punk à ses débuts, avant «God Save the Queen». Le punk était touchant et humain jusqu’à ce que les producteurs commencent à utiliser des instruments élaborés, avec des machines à accorder. Une fois accordé, le punk est mort. Je trouve qu’il y a encore quelque chose d’humain et de touchant dans le son désaccordé des cuivres militaires de mes musiciens gitans.

Vous vous vous considérez comme un compositeur contemporain…

Absolument. Je suis un compositeur contemporain qui écrit de la musique avec une structure solide mais pas ennuyeuse. De mes débuts rock, j’ai gardé une veine hédoniste. Que j’écrive une mélodie enfantine simple ou bien des pièces complexes pour orchestre et chœur, il faut que je m’amuse.

Nicolas Heiniger

> Dimanche, chapiteau, 20h15

 

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