mai
31
2008
« S’git lüt die würde alletwäge nie, es Lied vorsinge so win j itz hiä, Eis singe um käi prys nei bhuetis nei
Wil si Hemmige hei ». Vous n’avez rien compris? Normal, c’est du Suisse allemand, et bon, déjà que vous aviez de la peine à suivre les cours de Hochdeutsch à l’école. N’empêche, et qui l’eût cru de ce côté si de la Thielle où l’on est si prompt à se moquer du dialecte guturale de nos voisins alémanique, le Suisse allemand, ça se chante et ça passe plutôt bien. Reste que je ne sais toujours pas ce que signifie les paroles… ça me rappelle mes jeunes années, quand je fredonnais des chansons en anglais sans avoir appris un seul mot de cette langue, pour un résutat, vous le devinez, des plus catastophiques.
mai
31
2008
Festi’neuch, ce n’est pas seulement des concerts. C’est aussi un site magnifique avec une vue imprenable sur le lac et les alpes. Enfin, seulement si le ciel est dégagé… les nuages de ce soir cachaient l’horizon. Téméraires, deux rayons de soleil ont bravé la pluie pour illuminer la rive sud du lac. De leur audace est né un arc-en ciel, pour le plus grand bonheur de ces deux tourteraux qui contemplaient le paysage, confortablement installés dans deux chaises longues au lieu d’assister au concert de Stefan Eicher. Sans doute de ceux qui aiment déjeuner en paix…
mai
31
2008
Oui, ils me rappellent le punk à ses débuts, avant «God Save the Queen». Le punk était touchant et humain jusqu’à ce que les producteurs commencent à utiliser des instruments élaborés, avec des machines à accorder. Une fois accordé, le punk est mort. Je trouve qu’il y a encore quelque chose d’humain et de touchant dans le son désaccordé des cuivres militaires de mes musiciens gitans.
Absolument. Je suis un compositeur contemporain qui écrit de la musique avec une structure solide mais pas ennuyeuse. De mes débuts rock, j’ai gardé une veine hédoniste. Que j’écrive une mélodie enfantine simple ou bien des pièces complexes pour orchestre et chœur, il faut que je m’amuse.
Nicolas Heiniger
mai
31
2008
Il y a les habitués. Ceux qui ont fait Leysin, Paléo, le Gurten, j’en passe et des meilleurs. Puis il y a les autres, ceux qui débarquent, qui ne connaissent pas les affres de la vie en pleine air. Force est de constater que je fais partie de la seconde catégorie. Ai fait l’impasse sur mes années de scoutisme. Le routard très peu pour moi. Je fais partie des non-baroudeurs, de ceux qui n’ont jamais la bonne tenue, qui ont trop chaud l’après-midi, trop froid en début de soirée, dès que le vent se lève. Certains pourtant savent y faire. Je les ai croisés, observés! C’est décidément une race à part. Visite guidée de ce qu’il faut absolument emporter… Tour d’horizon de la garderobe du festivalier averti.
mai
31
2008
Le village de Festi’Neuch peut facilement accueillir jusqu’à 10′000 personnes. Cela fait beaucoup de monde à la fois. Du monde à croiser. A dévisager. Tiens, on se connaît! Mais oui, on s’était vus… Je me souviens plus. Mais je t’assure! On s’était vus. Drôles d’impressions. Souvenirs par centaines. Surtout que les gens qu’on croise, on les a connus ailleurs. Sous d’autres cieux, pour ainsi dire. Alors les revoir ici… Sur un air de Stefan Eicher… C’est comme revenir 15 ans en arrière!
mai
31
2008
Autant l’avouer tout de suite, la première partie du concert de Feist n’était pas à franchement parler un déchaînement incontrôlé d’énergie. Rythmes tranquilles, voix douce… Les jeunes d’aujourd’hui diraient chill ou peut-être chillout.
Mais quand même, j’étais horrifié de constater que le brouhaha du public, peu impliqué, recouvre à ce point le concert. C’était halucinant : on n’entendait que ça. C’est sans doute l’inconvénient d’un spectacle sous tente : ça résonne !
J’espère juste que la chanteuse canadienne avait des retours réglés sur « de la mort qui tue », parce qu’autrement elle a dû prendre les Suisses pour de sacrés malotrus.
Tout a fini par rentrer dans l’ordre. Par réaction ou parce que le concert était prévu comme ça, Feist a progressivement monté le volume et l’énergie, de manière à enfin capter son public. Qui en redemandait encore à la fin du show.
mai
31
2008
J’ai rencontré une fée. Là, toute à l’heure. Elle est soudain apparue devant moi. D’un coup de baguette magique. Pourtant, je n’assistais à aucun concert. Rien à voir donc avec la voix enchanteresse de Feist. Ni avec une quelconque boisson neuchâteloise connue et reconnue pour les hallucinations qu’elle provoque. J’étais au marché, entre deux stands, et soudain elle m’a souri. Elle tenait à la main une petite bouteille, sur le bouchon de laquelle un troll était assis, en train de lire un livre… Un grimoire sans doute.
mai
31
2008
A-mou-reux. Le mot à lui seul semble extraordinaire. Si on met les tirets, c’est extra, c’est ordinaire, un subtil mélange de deux êtres. Car je ne vous parle évidemment pas ici de ceux qui aiment Festi’Neuch. Des amateurs du genre. Des férus de musique. Si vous lisez ce blog, vous en faites forcément partie. Non, je vous parle d’amoureux, de tourtereaux, et peut-être même d’âmes soeurs, carrément. Soyons fous!
mai
31
2008
Tout à l’heure, Ariane m’a détourné du chemin menant tout droit chez Mamie Rose pour m’emmener à un stand proposant des délices du terroir neuchâtelois. Histoire de boire un verre de rosé du pays.
mai
31
2008
Vous pensiez être en romandie en franchissant les grilles de Festi’Neuch? Grave erreur camarades! Une des caravanes du village vous rappelle durement à la réalité du quadrilinguisme suisse. Enfin surtout au monopole alémanique. Ici, on savoure son petit noir bien serré, certes, mais si l’on désire s’ombrager en même temps, c’est forcément en allemand… Pas l’ombre d’un petit mot en français, pas même une vague traduction… Machen Sie doch Kaffee mobil, voyons!
© 2011 Festi'neuch | Blog turbiné par WordPress, réalisé par Festineuch et hébergé par Infomaniak