juin
01
2007
Quelques instants après son concert, Lole arrive à la remorque où est installée la rédaction mobile de L’Express et de L’Impartial. Alors que la pluie battante redouble d’intensité, elle a interrompu son repas pour répondre aux questions de nos lecteurs. « Mais je n’ai pas encore pris le dessert », ajoute-t-elle en arrivant tout sourire.
Elle s’avoue un peu étonnée de tout le monde qui était réuni sous le chapiteau pour son son concert alors que la soirée n’en était qu’à ses débuts. « Mais ça m’a fait vraiment plaisir! » Etait-ce plus facile de chanter devant ce public acquis à sa cause, elle la régionale de l’étape? « Ce n’est jamais facile sur scène, il faut toujours se battre. Rien n’est acquis, même quand on est chez soi! »
Une lectrice lui demande si elle envisage un album ou des chansons en français: « Pourquoi pas? Mais ce n’est pas un but en soi. Je chante en anglais parce que d’une part ça me plait et parce que mes références musicales actuelles sont anglo-saxonnes. Et si je faisais des chansons en français, ce serait autre chose, un autre style… »
Envisagez vous de chanter en duo avec d’autres artistes? « J’aimerais bien chanter avec plein de gens. D’ailleurs, je fais quelques duos, en particulier avec Simon Gerber. En fait, chanter en duo, c’est le fruit de rencontres, de connexions… et si ça se passe bien on a envie de chanter ensemble… »
La Neuchâteloise a une formation d’enseignante enfantine; n’a-t-elle pas envie de chanter pour les enfants, de composer pour le jeune public? « Si je suis diplômée, je n’ai jamais enseignée. Par contre, je travaille à Genève dans une association qui fait de l’éveil à la musique pour les enfants. J’adore vraiment ça! »
Un lecteur lui demande comment elle a abordé l’écriture de son second album après l’énorme succès du premier: « J’ai abordé pris un temps de réflexion. Avec ce premier album, tout s’est passé trop vite, on a eu la tournée et ensuite je me suis demandée où est-ce que je voulais aller. J’avais plein de questions sur l’avenir. Puis finalement, en juin 2006, j’ai pris la décision de me lancer dans ce deuxième album et là, je l’ai écrit très vite, en quelque semaines. »
S’est-elle sentie complètement libre dans l’écriture ou y avait-il la pression du succès du premier disque? « J’aime bien faire ce qui me plaît. Je suis donc totalement libre quand j’écris; je suis dans ma bulle. Bien sûr, certains ont été surpris, mais les échos ont vite été très positifs. De toute façon, je ne suis pas inquiète, j’aime entendre les critiques. »
Et maintenant? « Nous sommes en plein dans la tournée de promotion de ce deuxième album; on a déjà fait une bonne partie de la Suisse et on va continuer. Et puis nous avons des contacts pour des concerts ailleurs en Europe. » /nwi
juin
01
2007
Comme par miracle dès l’instant où les portes s’ouvrent la pluie s’arrête. Sur le site tout le monde s’affaire avant la première déferlante de festivaliers. La pluie a laissé quelques traces. Pas de problème. Des bénévoles s’occupent actuellement de répandre de la paille là où c’est nécessaire. Place… à la musique!
juin
01
2007
Le festival ouvre ce soir pour trois jours de fête sur les Jeunes-Rives. Une programmation équilibrée entre têtes d’affiche (Iggy & The Stooges, Asian Dub Foundation ou Gotan Project) et découvertes. Parmi elles, des musiciens de la région, dont le groupe Ellipse qui sort pour l’occasion son premier CD.
Lire la suite de l’article ici.
juin
01
2007
Jeudi 31 mai, 18h.
Instant étrange. Cette impression de retrouver des lieux perdus de vue depuis une année. Ce village de trois jours qui renaît, qui était auparavant, il y a cinq ans de cela, une ville de quatre mois. De cette ville qui n’est plus que songe subsiste ce petit pieu, décoré comme un totem, solitaire. Et c’est comme si chaque année au mois de juin nous venions célebrer le souvenir de ce que Neuchâtel, quelque part, devrait être toute l’année.
juin
01
2007
Pierre Dubois, qu’on ne présente plus, notre doyen à tous, était présent jeudi soir pour l’inauguration officielle du festival. Entre deux bouffées, l’ancien Conseiller d’Etat a volontiers accepté de répondre à trois de nos questions.
Pierre Dubois, peut-on prédire que vous serez peut-être le festivalier le plus âgé d’entre nous tous?
Ca ne dépend pas seulement de moi, ça dépend aussi beaucoup des autres. Si certains vieux préfèrent sortir de leurs tanières, plutôt que de se recroqueviller, tant mieux! Avec d’autres, comme Blaise Duport et Jean-Pierre Jelmini qui ont été très actifs en même temps que moi, nous nous disions tout à l’heure que nous étions très fiers d’être là.
Festineuch, c’est important?
Oui et pour plusieurs raisons. D’abord c’est une manifestation culturelle qui fait vivre Neuchâtel. J’y suis très sensible, surtout en tant que Président de Tourisme Neuchâtelois. Secundo, parce que cela fait revivre les Jeunes-Rives. J’étais à l’époque Vice-président du Comité d’Expo.02. Je pleure l’abandon de tout ce qu’il y avait sur ces Jeunes-Rives, en espérant qu’il y aura un sursaut. Et puis il y a des gens qui passent leur temps à chercher à interdire… et pour moi tant qu’on ne fait pas de dégâts importants, il faut encourager des mouvements comme Festineuch. C’est pourquoi je me suis aussi engagé dans le comité de soutien du festival.
Un artiste, un groupe que vous attendez tout particulièrement?
Non. Bon on m’a dit qu’il y en a un qui se déshabille sur scène, mais il est là vendredi et vendredi je serai en déplacement à l’étranger. Mais je ne serais pas venu exprès pour le voir, ni pour l’entendre du reste. Il y en a certainement que j’aimerai mieux que d’autres. Je n’ai aucune révulsion. Je viendrai à Festineuch surtout pour l’ambiance, et pour découvrir, samedi et dimanche.
Christophe Valley, Président du Comité d’organisation de Festineuch, en compagnie de Pierre Dubois
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